Sortir du "vampirisme énergétique" dans les relations interpersonnelles

Publié le 22 Mars 2013

Je ne sais pas si vous avez remarqué à quel point les histoires de vampires sont à la mode depuis quelques années ? Plusieurs films et séries télé sur ce sujet remportent un vrai succès populaire.

Et, bien que n'étant pas un aficionado de ces divertissements, il me semble tout de même qu'il y a un thème récurrent : l'amour amène certains héros vampires à juguler leurs instincts prédateurs, à faire preuve d'humanité, et même dans certains cas à souhaiter redevenir humains.

Or, l'expression artistique, même filtrée par tous les biais de l'industrie cinématographique, est en phase avec l'inconscient collectif. Et je ne peux m'empêcher d'y voir comme un reflet de ce qui se passe au niveau global pour nous tous, êtres humains de ce début de 21ème siècle.

Cela va peut-être vous surprendre, mais de mon point de vue, la majorité des êtres humains se comportent en vampires énergétiques dans les relations interpersonnelles.

Je m'explique...

Qu'est-ce qu'un vampire ? Un être humain transformé en prédateur des autres êtres humains. Il n'est plus véritablement vivant et doit chasser des humains pour leur voler leur sang, leur vie. En se transformant, le vampire renie et oublie sa nature véritable d'être humain. C'est ce qui en fait un monstre. Car, au sens symbolique, il n'a plus de cœur : pas d'empathie, pas de bienveillance, pas de solidarité, pas de compassion, pas d'amour... la seule chose qui compte est sa pulsion inextinguible de prédation qui comporte d'ailleurs également une part sexuelle importante. Pour arriver à ses fins, il utilise la peur, il séduit, il hypnotise, il abuse, il soumet.

Comme chacun de nous lorsque nous sommes agit par l'ego...

Car l'ego n'est pas notre identité fondamentale, c'est un usurpateur. Et lorsque nous lui donnons tous pouvoirs, il nous transforme en monstre. Alors comme des vampires, nous pouvons nous travestir y compris, et même très souvent, derrière le masque de la gentillesse et de l'amour pour abuser nos proies.

Bien sur, nous ne suçons pas le sang des autres. Nous prenons du pouvoir sur eux. Et comme toute relation implique un échange énergétique entre les protagonistes, notre prédation sur les autres se traduit par des prélèvements énergétiques. C'est pour cela que je parle de « vampirisme énergétique ».

Mais bien sur, entre êtres humains, ce n'est pas comme dans les films. Il n'y a pas d'un côté les méchants vampires et de l'autre les gentils humains... Heureusement, seule une très faible proportion d'entre nous sont des vampires quasi en permanence. Et nous avons tous rencontré de ces personnes qui nous pompent à chaque fois toute notre énergie, qui nous piègent systématiquement (par la plainte, l'intimidation, la culpabilisation, etc). Mais pour la majorité, nous inversons régulièrement les rôles au gré des relations et des circonstances, tantôt proie, tantôt prédateur...

Dans ces conditions, si je ne prends pas aux autres, je vais être en manque : de nourriture, d'argent, d'affection, de reconnaissance, de plaisir, etc.

C'est un cercle vicieux qui nous condamne à l'insatisfaction car basé sur l'illusion de la séparation :

d'avec l'Univers - un univers froid, mécanique, arbitraire - et d'avec les autres - qui sont tous potentiellement des concurrents.

Et nous connaissons tous des exceptions pendant lesquelles nous brisons momentanément le cercle vicieux : l'amour de couple, ou filial, les actes d'abnégation et de courage, toutes les situations où nous donnons vraiment de nous-mêmes sans arrière pensée, sans calcul. Dans ces circonstances, nous nous rapprochons d'une autre figure symbolique : celle de l'ange.

 

Comme je l'ai écrit récemment à une amie :

« Le vampire a oublié qu'il peut se connecter à la Source, et il croit qu'il doit prendre l'énergie aux autres pour survivre. L'ange est connecté à la Source, ne connaît pas le manque et donne amour et vie à chacun sans condition... Le premier vit un horrible cauchemar récurrent, et le second vit la réalité infinie dans toute sa beauté... »

 

Avant de devenir des anges, cherchons à devenir des êtres humains pleinement vivants, c'est-à-dire dans l'ouverture du cœur pour manifester les qualités dont les vampires se coupent : empathie, bienveillance, solidarité, compassion, amour... cela ne signifie pas pour autant devenir mièvre, faible et invisible. Car on ne peut faire preuve de qualités de cœur envers les autres, que si on se les accorde à soi-même. Il est donc essentiel d'apprendre à se positionner de manière à se respecter tout en respectant l'autre. Et cela s'apprend en s'affranchissant de l'ego, et en remettant le mental au service de l'Etre essentiel, de notre identité fondamentale.

Globalement, comme le suggère symboliquement les films de vampires, je crois que les êtres humains d'aujourd'hui sont prêts à changer de façon de communiquer et d'entrer en relation.

C'est en bonne partie l'objet du stage « S'affranchir de l'ego et changer ses relations », que je propose les 22 & 23 juin prochains. Accéder à la plaquette du stage

 

Pour avoir d'autres éclairages sur ce stage, vous pouvez consulter :

la plaquette de présentation du stage

la page « conscience du corps »

et les articles :

« Comprendre et changer ses relations par les arts martiaux »

«  Passer de la tête au cœur »

« S'affranchir de l'ego »

Rédigé par Le Corps Conscient

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