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Le Reiki, voie concrète d’accès à l’autre face de la réalité
Au-delà des apparences du monde matériel existe un autre monde, la partie non manifestée de la réalité, mais avec laquelle nous sommes néanmoins en interaction permanente.
Quelles que soient nos références philosophiques et religieuses, quel que soit notre vocabulaire pour désigner cette autre face de la réalité, en faire l’abstraction serait comme s’amputer d’une partie essentielle de notre vie.
A ce sujet, il est facile de se perdre en spéculations intellectuelles, mais rien ne vaut l’expérience. Et c’est bien un des intérêts majeurs de la voie du Reiki Usui que de donner peu d’explications, de n’imposer aucun dogme, mais de proposer des expériences concrètes pour intégrer cette autre face de la réalité dans notre vie de tous les jours.
Dès le premier degré, on découvre les sensations liées à l’énergie.
Il devient courant dans le langage contemporain de parler de l’énergie d’un lieu ou d’une personne. Mais cette notion est récente en Occident et continue à ne rien signifier de concret pour beaucoup de personnes. Cette énergie, présente dans le corps humain comme dans tout ce qui existe, n’est pas reconnue comme une réalité tangible par la majorité des scientifiques et par le milieu médical.
Pourtant, dès la fin de la première journée d’un stage d’initiation au Reiki, chacun peut constater que son expérience de cette énergie est tout à fait probante sous la forme de sensations et de vécus nouveaux et bien réels, dans son propre corps, dans ses mains, sur le corps des autres personnes.
Les sensations que l’on perçoit en tant que receveur sont en relations avec celles qu’a ressenties la personne qui nous a donné le soin. Et nous pouvons faire le même constat quand les rôles sont inversés. Ces expériences renouvelées nous montrent que nous avons accès à certaines informations par un mode inhabituel lié à la pratique énergétique.
Mais, finalement cela n’a rien de très étonnant car l’énergie c’est de l’information.
Cependant lorsque, suite au soin, on constate un effet qui se traduit jusque dans le corps physique (par exemple : diminution de la douleur, d’un œdème, d’une inflammation ; retour d’une mobilité articulaire…) cela implique qu’il n’y a pas eu une simple transmission « passive » d’information, mais également une modification de l’information qui entraine une modification au niveau matériel. On s’aperçoit ainsi que cette énergie remet en ordre ce qui était perturbé au niveau physique, mais aussi aux niveaux émotionnel et mental. La personne qui reçoit une séance de Reiki bénéficie de ce que l’on peut appeler une ré-harmonisation de sa personne sur tous les plans.
Cette mise en relation avec un aspect de « l’autre face de la réalité » devient ainsi nettement plus tangible. Et de nombreuses expériences sont possibles à vivre pour le peu que l’on s’y intéresse honnêtement. Quitte à les faire avec des animaux ou des plantes si l’on a peur des influences psychologiques entre êtres humains…
Avec le second degré, c’est le grand saut !
Au programme du second degré, les participants découvrent des symboles et des sons sacrés qui permettent d’activer des facultés tout aussi étonnantes et on entre dans un champ illimité d’expérimentations qui défient la version classique du monde matériel.
Le « soin à distance » est certainement l’aspect le plus couramment considéré comme inexplicable, voire incroyable, par la plupart des personnes qui n’en n’ont pas fait l’expérience.
En effet, pour les matérialistes irréductibles, que quelque chose se passe entre deux personnes en contact physique lors d’un soin, reste du domaine de l’explicable, mais à plusieurs centaines de kilomètres de distance, cela devient inadmissible.
Pourtant, c’est une réalité que l’on peut vérifier à maintes reprises en tant que praticien Reiki.
Alors, quand une vision du monde ne peut expliquer des faits régulièrement vérifiés, c’est la vision du monde qu’il faut changer. Et il est maintenant facile de trouver des références tout à fait sérieuses pour étayer ce changement de paradigme. Il suffit par exemple de chercher un peu en quoi les travaux en physique quantique amènent d’éminents scientifiques à remettre en cause une vision mécaniste de l’univers.
Bizarrement, les travaux des chercheurs dans ce domaine rejoignent les observations des mystiques de tous les temps…
Mais, c’est une chose de lire les travaux des scientifiques ou les récits des mystiques, et cela en est une autre de vivre des expériences concrètes qui témoignent de ce niveau de réalité directement accessible !
Toutes ces expériences sont également possibles par d’autres voies que le Reiki. Le Yoga, la méditation, le Qi Gong, la respiration holotropique et bien d’autres méthodes permettent d’expérimenter certains aspects de l’énergie et d’accéder à des états modifiés de conscience qui ouvrent sur l’autre face de la réalité. La spécificité du Reiki réside dans les « initiations ». Ces initiations (appelés Reiju en Reiki traditionnel japonais) sont des rituels perpétrés par un enseignant dans le but de purifier et harmoniser le système énergétique de l’élève afin qu’il ait plus de facilité à se connecter à ce niveau d’énergie que l’on nomme Reiki.
Et il est très courant que des personnes expérimentent des capacités psychiques nouvelles suite aux initiations. Le développement de ces capacités étant ensuite conditionné par la pratique régulière des soins et de la méditation.
Il appartient à chacun de choisir de considérer les expériences proposées dans la voie du Reiki Usui comme de simples anecdotes « amusantes », ou d’en faire une véritable voie de transformation et de réalisation en intégrant l’autre face de la réalité dans son vécu de tous les jours…
Bruno Blas, 25 novembre 2009
Halte aux idées fausses sur le Reiki
Le Reiki est connu de plus en plus de monde. Mais comme tout ce qui est vulgarisé a tendance à perdre en qualité d’information, beaucoup d’idées fausses circulent au sujet du Reiki. Et en tant qu’enseignant de Reiki Usui, je suis très souvent en situation d’expliquer aux personnes que je rencontre, que ce qu’elles ont expérimenté ou ce qu’elles ont entendu à propos du Reiki n’est pas forcément fidèle à la méthode transmise par Mikao Usui.
Définition du Reiki avec explication des Kanji
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Rei Composé en fait de 2 kanji désignant à l’origine, en chinois, « pluie » et « chaman » - avec entre les deux trois bouches ouvertes pour symboliser les incantations, le tout évoquant aussi bien « magique » que « spirituel » dans tous les sens du terme. |
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Nous voyons bien la relation entre le sens chinois d’origine : les chamans étant chargés d’intercéder auprès des forces célestes (notamment par des chants) pour que la pluie féconde la terre et y permette la vie, d’une part ; et le sens plus actuel que l’on peut traduire par « énergie universelle ».
Rei, c’est l’énergie fondamentale avant qu’elle ne se manifeste dans notre univers matériel. En termes plus judéo-chrétiens, on pourrait traduire cela par « essence divine ».
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Ki : Energie subtile, souffle, force vitale, âme. Ce Kanji est constitué en haut d’une partie signifiant la vapeur (immatérielle) et en bas un grain de riz qui éclate sous l’effet de la vapeur. |
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Donc au global, l’idéogramme nous parle de ce qui est immatériel, mais qui agit sur la matière. Cela a un sens assez proche de notre notion occidentale d’âme ou de souffle dans la mesure où le Ki est ce qui anime tout ce qui est.
Reiki signifie donc l’union, l’harmonie de ces deux plans, céleste (non manifesté, incréé) et terrestre (manifesté, création), quand tout est en accord avec l’ordre divin.
Reiki évoque aussi le niveau d’énergie expérimenté lors de l’éveil selon la terminologie bouddhiste.
Ce niveau de conscience est à mon avis très proche de la notion de salut chrétien, dans laquelle on retrouve l’idée d’être à la fois saint et sain. En effet, la guérison ultime n’est-elle pas d’atteindre le plus haut niveau de réalisation spirituelle, et réciproquement ?...
Nous sommes bien loin d’une simple technique de soin ! Le Reiki, en tant que méthode (Reiki ryoho), propose une voie de guérison spirituelle, accessible à tout le monde.
L’énergie est une
Il existe un ancien système japonais de classification de l’énergie selon 7 niveaux, du plus grossier au plus subtil :
1. kekki 4. kuki 7. reiki
2. shioke 5. denki
3. mizuke 6. jiki
« La forme d’énergie
appelée Kekki est la plus puissante, mais avec une capacité très faible à organiser.
La forme d’énergie portant le numéro 7 Reiki a la plus grande capacité à organiser le courant d’énergie dans l’esprit et le corps. Mais, dans le même temps, elle est à peine capable
d’avoir un effet direct. La dernière forme d’énergie donnée dans cette liste est par conséquent une sorte de programme de contrôle permettant d’assurer que ce dont le système humain a besoin, est
régulé avec les forces correctes, dans la bonne mesure, au moment opportun, au rythme le plus approprié et de la manière la plus significative. » (1)
Dans ce système, « Reiki » désigne la forme d’énergie la plus élevée qui puisse se manifester dans notre monde matériel. C’est pourquoi de nombreux thérapeutes spirituels, antérieurement ou à la même époque que Mikao Usui ont utilisé le terme Reiki pour qualifier leur méthode de soins.
Fondamentalement, l’énergie est une, comme la lumière. Mais si la lumière est fondamentalement blanche, un prisme peut la décomposer en différentes nuances. On peut dire que chaque être humain est un prisme qui exprime à sa manière la lumière fondamentale, ou l’énergie pure, au travers de sa personnalité. Dans un idéal spirituel, on peut convenir que l’objectif est de gagner en pureté de manière à rayonner le plus fidèlement possible la lumière fondamentale. C’est ce que j’appelle la transparence.
« Reiki » est un nom pour désigner le niveau fondamental, le niveau le plus pur de l’énergie.
Seul le manque de transparence du praticien ou de l’enseignant peut « colorer » et par là même altérer cette qualité d’énergie.
Si avec le temps et par facilité de langage le mot Reiki a fini par désigner la méthode créée par Mikao Usui (Usui Reiki Ryoho), celle-ci n’est pas la seule voie pour atteindre ce niveau de transparence et de connexion à l’énergie fondamentale. On peut y parvenir par le biais d’autres concepts et outils issus d’autres cultures philosophiques et religieuses.
Si dans le contexte du Reiki ryoho, on utilise plutôt des références issues du Bouddhisme (Claire Lumière, Reiki, Bouddha Dainichi …), dans un contexte occidental on peut utiliser des termes issus du Christianisme (Dieu, Saint Esprit, Jésus-Christ…). Mais dans les deux cas, ce ne sont que des mots et des concepts qu’on utilise pour tenter d’expliquer ce qui dépasse de loin les limites du mental et donc du langage.
Le Reiki n’est pas une technique
Ne pas dénigrer le Reiki
Il arrive que des thérapeutes énergéticiens demandent à leurs clients de ne pas se faire soigner par un praticien Reiki par peur que cela altère leur travail – sous-entendu, l’énergie Reiki est de moins bonne qualité que l’énergie qu’ils canalisent, eux…
Ce faisant, ils ne font qu’exprimer leurs propres limites (jugements), et par conséquent leur propre manque de transparence… Ils mettent tous les praticiens se réclamant du Reiki dans le même panier. Car, il est fort possible qu’ils aient eux-mêmes rencontré un praticien qui manquait particulièrement de transparence, et en arrivent, comme on dit : à jeter le bébé avec l’eau du bain.
Bien sur, comme dans toute démarche thérapeutique ou de développement personnel, entreprendre plusieurs démarches en parallèle est souvent une façon de fuir dans la diversité et la superficialité (tendance consumériste), au lieu d’approfondir un travail spécifique avant de passer à autre chose. Et il est donc important qu’un thérapeute avertisse ses clients quant au risque de se disperser en essayant trop de méthodes différentes en même temps.
Mais, comment justifier qu’une personne initiée au Reiki arrête de se faire des autotraitements, donc de se connecter elle-même au Reiki ?
Personne ne peut nier que l’objectif d’un accompagnement est que la personne « aidée » arrive au plus vite à l’autonomie. Dans ce cas, n’est-ce pas aberrant qu’un(e) thérapeute demande à un(e) client(e) de ne plus se connecter seul(e) à la source de guérison, sous prétexte qu’il/elle serait incapable de se connecter à un niveau d’énergie aussi pure que celle que le/la thérapeute met en œuvre ?
Dans le même ordre d’idée, comment justifier qu’un(e) thérapeute demande à un(e) client(e) de refuser les soins d’un proche initié au Reiki, en cas de mal de tête par exemple ?
Quel thérapeute peut se targuer d’être l’unique lien - efficace, pur, authentique - avec l’énergie de guérison au point de conseiller à ses clients de ne pas accepter un autre relais (ou « canal » comme on dit) ?
Ne pas confondre technique de soin et démarche de guérison spirituelle
En Occident, beaucoup de praticiens et enseignants de Reiki affirment que le Reiki ryoho ne doit pas être confondu avec le magnétisme. En effet, on entend souvent dire qu’un magnétiseur utilise sa propre énergie alors qu’un praticien Reiki n’est que canal de l’énergie universelle sous sa forme la plus pure.
Bien évidemment, cette explication est donnée par des personnes cherchant à convaincre que le Reiki ryoho est mieux que le magnétisme…
Si ce point de vue comporte une part de vérité, il est tout de même un peu réducteur. Là aussi, soyons vigilants à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, et à ne dénigrer personne.
Cela dépend en fait du niveau de pratique spirituelle du magnétiseur. Celui ou celle dont la pratique spirituelle est intense et authentique, gagne en transparence et peut donc se connecter directement à la source de guérison, à l’énergie divine que l’on peut appeler Reiki… mais à laquelle on peut également donner un autre nom !
Il semble clair que le magnétiseur de base utilisant son énergie personnelle pour soigner, lui, effectue un travail thérapeutique d’un autre ordre. Dans ce cas, on est peut-être plus proche d’une démarche allopathique basée sur la notion de lutte contre la maladie…
En Chine, les médecins experts en Qi gong, soignent également par l’énergie (wai qi liaofa) avec des similitudes importantes avec le magnétisme à l’occidentale et avec le Reiki ryoho. Le Qi gong offre de nombreuses méthodes pour capter l’énergie de la nature afin de l’utiliser pour soi-même ou pour un travail thérapeutique sur un tiers. Pour atteindre un bon niveau d’efficacité, cela implique une rigoureuse discipline personnelle, mais pas forcément une évolution spirituelle. Donc, là aussi, on retrouve une méthode assez proche de celle de la majorité des magnétiseurs occidentaux. Et ce sera le niveau de transparence du thérapeute qui va déterminer le niveau du travail thérapeutique : soit une technique énergétique utilisée comme moyen thérapeutique, soit un travail de guérison spirituelle.
Car, en Qi gong il existe également des pratiques spirituelles qui visent à transformer le niveau de conscience par une transformation de la qualité de l’énergie et l’activation de certains centres énergétiques. Nul doute que cela amène certains experts à la capacité de canaliser l’énergie de guérison sans avoir à accumuler, au préalable, l’énergie de l’environnement (c’est ce que Mantak Chia semble proposer, par exemple).
Notons qu’au Japon, le Reiki Ryoho est considéré comme un « Kiko », c’est-à-dire « Qi gong » en japonais.
Quelque soit la méthode et le cadre de référence employés, nous pouvons avancer l’hypothèse suivante : tous les thérapeutes énergéticiens ne basant pas leur travail sur une véritable démarche spirituelle se connectent à une qualité d’énergie moindre (essentiellement les niveaux 1 et 2 du système japonais décrit précédemment), mais qui peut être néanmoins efficace, notamment sur le court terme. On peut alors sans aucun doute parler de technique thérapeutique, mais pas de thérapie spirituelle ou de guérison spirituelle. La méthode Usui de soins par le Reiki, elle, met l’accent sur la guérison spirituelle.
Etre initié au Reiki ne garantit aucune évolution spirituelle
Attention cependant à ne pas croire que seuls les praticiens Reiki agissent automatiquement en termes de guérison spirituelle. Un praticien Reiki, s’il ne travaille pas à sa transparence, peut rester dans la technique. Car, l’initiation au Reiki donne la capacité de se connecter aisément au niveau le plus élevé de l’énergie… à condition que le praticien ait une intention juste. Quand l’intention n’est pas juste, quand elle est motivée par l’ego, ce n’est pas à l’énergie Reiki que le praticien se connecte. Il n’est alors plus « canal » : il se met à utiliser sa propre énergie. Et c’est peut-être bien ce qui explique cette opinion que certains thérapeutes ont d’un « Reiki de mauvaise qualité » qui risque de remettre en cause leur propre travail sur un client.
En effet, lorsque le Reiki ryoho est arrivé en Occident, il a été vanté par certains comme une méthode magique : il suffit de se faire initier et hop ! on devient automatiquement guérisseur ! Et même on évolue spirituellement !
Certes, les « initiations », les « Reiju » du Reiki ryoho activent des capacités étonnantes et déclenchent souvent des changements d’attitudes qui invitent la personne à réorienter sa vie de manière plus spirituelle. Mais cela ne va pas bien loin si la personne n’entretient pas cet élan par une pratique assidue et régulière de la méditation ; si la personne ne s’investit pas dans une démarche thérapeutique de manière à gagner en transparence.
Et comme cet aspect du travail spirituel sur soi n’était pas intégré dans le Reiki ryoho occidental, il y a effectivement eu des dérives qui expliquent la mauvaise image du Reiki auprès d’une partie du public et des professionnels.
En effet, on peut déplorer que des enseignants occidentaux de Reiki ryoho se qualifiant eux-mêmes de « maîtres », n’aient pas suivi de véritable démarche thérapeutique et spirituelle. Accédant au statut d’enseignant sans avoir réellement travaillé sur eux-mêmes, on peut comprendre que certains de ces enseignants aient omis de préciser l’importance d’une intention juste et de la transparence comme conditions nécessaires pour se connecter réellement au Reiki.
Et cette perte de qualité, dans la démarche et dans la pratique, peut expliquer certaines dérives et la piètre opinion que certains thérapeutes ont du Reiki en tant que méthode.
De nos jours, des informations et des enseignements concernant la pratique traditionnelle du Reiki ryoho au Japon sont accessibles. Et il est possible à tout enseignant sincère de les recevoir. Or, ces enseignements mettent l’accent sur le Reiki en tant que voie spirituelle en accordant une grande importance à la méditation.
Ce qui est spécifique, c’est la lignée de transmission
Suite à ce que nous venons d’évoquer, il est facile de comprendre comment la lignée de transmission peut interférer sur le plan de la qualité de connexion à l’énergie divine. En effet, la qualité des enseignants peut préserver ou détériorer la pratique d’une méthode.
« Cependant, si un élève s’informe des pratiques d’origine, en comprend l’esprit et les met en œuvre, il peut rectifier le tir. Ne pas oublier que nous possédons tous l’esprit originel et que si par une pratique juste on s’y relie alors tout se remet en place. » (2)
Par ailleurs, il est vrai que chaque méthode, en fonction de ses références culturelles, est reliée à des entités spirituelles spécifiques. Mais encore une fois, l’énergie divine, qu’elle se manifeste sous la forme d’anges, de la Vierge Marie ou de Jésus Christ d’un côté, ou sous la forme de dévas, de Kannon Bosatsu ou du Bouddha Amida de l’autre côté, ne change fondamentalement rien. Bien sûr, pour reprendre notre analogie avec la lumière, cela peut très légèrement teinter la façon dont celle-ci sera vécue et exprimée. Mais l’énergie divine n’en reste pas moins une, même si ces formes de manifestation sont multiples.
Il n’y a qu’à lire les écrits des grands mystiques de toutes les traditions pour s’en convaincre : dans leur quête ultime, tous relatent des expériences extrêmement similaires.
Dépasser les querelles de chapelles
Passer notre temps à vanter les mérites de notre méthode au détriment des autres crée de plus en plus de confusion tant vis-à-vis des clients que du milieu médical et des pouvoirs publics.
Il me semble plus pertinent :
Premièrement, que chacun travaille à sa propre transparence grâce à la psychothérapie, la méditation, la prière, etc. Et cela en gardant à l’esprit qu’aucun de nous ne peut prétendre à la parfaite transparence.
Deuxièmement, de chercher à mieux connaître les autres méthodes et démarches de soins dans un esprit d’ouverture afin de trouver un langage commun. Ce langage commun est nécessaire afin que le public ait accès à une information claire et fiable. Condition sine qua none pour que nos pratiques ne soient plus systématiquement suspectées de déviances sectaires d’une part, et d’autre part, que les éventuels « moutons noirs » ne puissent plus se cacher derrière la confusion générale…
Bruno Blas - février 2007
(1) Walter Lübeck, Frank Arjava Petter, William Lee Rand « La quintessence du Reiki », Editions Niando, page 48.
(2) Citation de Pierre Vergeot